Vaccination contre le Mpox à Douala 2026 : Tout savoir sur le vaccin MVA-BN, les centres agréés et les populations prioritaires
Riposte sanitaire contre le Mpox à Douala : Le vaccin MVA-BN arrive dans la région du Littoral
Depuis le 10 avril 2026, la région du Littoral, avec Douala comme épicentre, a officiellement lancé sa campagne de vaccination ciblée contre le Mpox (anciennement variole du singe). Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de contrôle de cette maladie, classée comme une urgence de santé publique par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2022. Douala, carrefour économique et démographique du Cameroun, concentre près de 60 % des cas signalés dans le pays depuis le début de l’épidémie, selon les données du Ministère de la Santé Publique (Minsanté).
Le vaccin utilisé, MVA-BN (Modified Vaccinia Ankara – Bavarian Nordic), est un vaccin de troisième génération, approuvé par l’OMS pour sa sécurité et son efficacité. Il est administré en deux doses, espacées de 28 jours, et offre une protection optimale contre les formes graves de la maladie. Cette campagne cible en priorité les populations à risque, dans un contexte où les échanges transfrontaliers et la densité urbaine de Douala favorisent la propagation du virus.
Pourquoi Douala est-elle au cœur de cette campagne ?
Douala, avec ses plus de 3 millions d’habitants, est la ville la plus peuplée du Cameroun. Son port, son aéroport international et ses marchés animés (comme le Marché Central d’Akwa ou le Marché de Bonabéri) en font un hub économique, mais aussi un point de vulnérabilité épidémiologique. Les quartiers densément peuplés comme New Bell, Deïdo, Logpom ou Bonapriso sont particulièrement surveillés par les autorités sanitaires.
Selon le Dr. Manaouda Malachie, Ministre de la Santé Publique, « Douala représente un enjeu majeur dans la lutte contre le Mpox. La promiscuité, les déplacements fréquents et les conditions d’hygiène parfois précaires dans certains quartiers augmentent les risques de transmission. La vaccination est un outil clé pour briser la chaîne de contamination ».
En 2025, le Cameroun a enregistré 1 247 cas confirmés de Mpox, dont 78 % dans la région du Littoral. Parmi ces cas, 65 % concernaient des adultes âgés de 18 à 45 ans, une tranche d’âge particulièrement active sur le plan professionnel et social. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une campagne de vaccination ciblée et accessible.
Qui est concerné par la vaccination contre le Mpox à Douala ?
La campagne de vaccination à Douala est volontaire, gratuite et ciblée. Elle s’adresse en priorité aux populations à risque, définies par le Minsanté et l’OMS. Voici les groupes prioritaires :
- Les professionnels de santé : Médecins, infirmiers, aides-soignants et tout personnel en contact avec des patients ou des échantillons biologiques.
- Les personnes vivant avec le VIH : En raison de leur système immunitaire affaibli, elles sont plus vulnérables aux formes graves de Mpox.
- Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) : Ce groupe a été identifié comme à haut risque dans les épidémies récentes, notamment en Afrique centrale et de l’Ouest.
- Les travailleurs du sexe : En raison de leur exposition accrue aux contacts physiques et aux risques d’infection.
- Les personnes en situation de précarité ou vivant dans des milieux densément peuplés : Notamment dans les quartiers comme Ndogpassi, Bépanda ou Makepe.
- Les voyageurs fréquents : Notamment ceux qui se rendent dans des zones endémiques ou à forte circulation du virus, comme le Nigeria ou la République démocratique du Congo (RDC).
La vaccination est également ouverte aux adultes de 18 ans et plus qui souhaitent se protéger, même s’ils ne font pas partie des groupes prioritaires. Cependant, les doses sont d’abord réservées aux populations à risque, conformément aux recommandations de l’OMS.
Femmes enceintes et Mpox : Ce qu’il faut savoir
Les femmes enceintes font partie des populations vulnérables face au Mpox. Bien que les données spécifiques au Cameroun soient limitées, des études menées en RDC et au Nigeria ont montré que les femmes enceintes infectées par le Mpox présentent un risque accru de complications, notamment :
- Fausses couches ou accouchements prématurés.
- Transmission du virus au fœtus, pouvant entraîner des malformations ou des décès néonatals.
- Formes graves de la maladie chez la mère, avec des lésions cutanées étendues et des risques de surinfection.
Le vaccin MVA-BN n’est pas recommandé pour les femmes enceintes, en l’absence de données suffisantes sur son innocuité pendant la grossesse. Cependant, les femmes enceintes exposées au Mpox ou vivant dans des zones à haut risque doivent :
- Consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes (fièvre, éruptions cutanées, ganglions enflés).
- Éviter tout contact avec des personnes infectées ou des animaux susceptibles de transmettre le virus (rongeurs, primates).
- Renforcer les mesures d’hygiène, comme le lavage fréquent des mains et le port de masques dans les lieux publics.
Pour les femmes en âge de procréer, il est conseillé d’attendre 4 semaines après la deuxième dose du vaccin avant d’envisager une grossesse, afin de garantir une protection optimale.
Adultes de plus de 50 ans : Faut-il se faire vacciner ?
Les adultes de plus de 50 ans peuvent se demander s’ils doivent se faire vacciner contre le Mpox. La réponse dépend de plusieurs facteurs :
- Antécédents de vaccination contre la variole : Les personnes vaccinées contre la variole avant 1980 (date de l’éradication de la maladie) pourraient bénéficier d’une protection croisée contre le Mpox. Cependant, cette protection diminue avec le temps, et une dose de rappel du vaccin MVA-BN peut être recommandée.
- Exposition au risque : Les adultes de plus de 50 ans qui voyagent fréquemment, travaillent dans le secteur de la santé ou vivent dans des zones à haut risque (comme certains quartiers de Douala) sont encouragés à se faire vacciner.
- Comorbidités : Les personnes souffrant de maladies chroniques (diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires) ou immunodéprimées sont plus vulnérables aux formes graves de Mpox et doivent envisager la vaccination.
Le Dr. Georges Alain Etoundi Mballa, Directeur de la Lutte contre les Maladies, Epidémies et Pandémies au Minsanté, précise : « La vaccination n’est pas obligatoire, mais elle est fortement recommandée pour les populations à risque. Les adultes de plus de 50 ans doivent évaluer leur niveau d’exposition et consulter un professionnel de santé pour prendre une décision éclairée ».
Où se faire vacciner contre le Mpox à Douala ? Liste des centres agréés
La vaccination contre le Mpox est disponible dans plusieurs Centres de Santé Intégrés (CSI) et hôpitaux de district à Douala. Voici la liste des centres agréés par le Minsanté, mise à jour en avril 2026 :
Douala 1er (Akwa, Bonanjo, Bonapriso)
- Hôpital Laquintinie : Ouvert du lundi au vendredi, de 8h à 16h. Situé en face du Marché Central d’Akwa.
- CSI de Bonanjo : Proche de la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Vaccination sur rendez-vous.
- CSI de Bonapriso : À côté de l’Hôtel Akwa Palace. Accueil sans rendez-vous pour les groupes prioritaires.
Douala 2ème (New Bell, Ndogpassi, Bépanda)
- Hôpital de District de New Bell : Ouvert 7j/7 pour les urgences et la vaccination. Proche du Marché de New Bell.
- CSI de Ndogpassi : Vaccination gratuite pour les résidents du quartier. Ouvert du lundi au samedi.
- CSI de Bépanda : À proximité de l’Église Saint-Joseph. Accueil des travailleurs du sexe et des personnes vivant avec le VIH.
Douala 3ème (Logbaba, Makepe, Cité des Palmiers)
- Hôpital de District de Logbaba : Centre de référence pour la vaccination dans la zone. Ouvert de 7h30 à 15h30.
- CSI de Makepe : Proche du Lycée de Makepe. Vaccination sur rendez-vous via le numéro vert 1510.
- CSI de Cité des Palmiers : Accueil des voyageurs et des professionnels de santé.
Douala 4ème (Bonabéri, Logpom, Deïdo)
- Hôpital de District de Bonabéri : Ouvert du lundi au vendredi. Proche du Pont de Bonabéri.
- CSI de Logpom : Vaccination gratuite pour les résidents. Ouvert de 8h à 14h.
- CSI de Deïdo : À côté de l’Église Saint-Antoine. Accueil des populations précaires.
Douala 5ème (Kotto, PK14, PK21)
- Hôpital de District de Kotto : Centre de vaccination pour les zones périphériques. Ouvert de 7h à 15h.
- CSI de PK14 : Proche du Marché de PK14. Vaccination sans rendez-vous pour les groupes prioritaires.
- CSI de PK21 : À proximité de la Mosquée de PK21. Accueil des voyageurs et des travailleurs du secteur informel.
Pour localiser le centre de vaccination le plus proche, les habitants de Douala peuvent consulter la carte interactive disponible sur le site du Minsanté ou utiliser l’application HADI, développée par SantéDouala.cm. Il est également possible d’appeler le numéro vert 1510 pour obtenir des informations en temps réel.
Coût de la vaccination et accessibilité
La vaccination contre le Mpox est entièrement gratuite dans les centres agréés par l’État. Aucun frais n’est exigé pour les deux doses du vaccin MVA-BN. Cependant, certains centres privés peuvent proposer la vaccination à un coût variant entre 10 000 FCFA et 20 000 FCFA par dose, selon les services annexes (consultation médicale, suivi post-vaccinal).
Pour les populations précaires, des campagnes mobiles de vaccination sont organisées dans les quartiers défavorisés, comme Ndogbong, Bassa ou Nylon. Ces campagnes sont annoncées via les médias locaux (radio, télévision) et les réseaux sociaux.
Mpox à Douala : Symptômes, transmission et prévention
Quels sont les symptômes du Mpox ?
Le Mpox se manifeste généralement par les symptômes suivants, qui apparaissent 5 à 21 jours après l’exposition au virus :
- Fièvre : Souvent élevée (38,5°C et plus), accompagnée de frissons et de sueurs.
- Éruptions cutanées : Apparition de boutons ou de vésicules sur la peau, souvent localisés sur le visage, les paumes des mains, les plantes des pieds, ou les muqueuses (bouche, organes génitaux).
- Ganglions enflés : Gonflement des ganglions lymphatiques, notamment au niveau du cou, des aisselles ou de l’aine.
- Douleurs musculaires et maux de tête : Symptômes similaires à ceux de la grippe.
- Fatigue intense : Sensation de faiblesse généralisée.
Dans les formes graves, le Mpox peut entraîner des complications comme des infections bactériennes secondaires, des lésions oculaires ou des atteintes neurologiques. Les personnes immunodéprimées, les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement à risque.
Comment se transmet le Mpox ?
Le Mpox se transmet principalement par :
- Contact direct avec les lésions cutanées d’une personne infectée (boutons, croûtes).
- Contact avec des objets contaminés : Literie, vêtements, serviettes ou ustensiles de cuisine utilisés par une personne malade.
- Gouttelettes respiratoires : Lors d’un contact prolongé en face à face (moins fréquent que pour la COVID-19).
- Contact avec des animaux infectés : Rongeurs (rats, écureuils) ou primates, souvent porteurs du virus en Afrique centrale.
- Transmission sexuelle : Le Mpox peut se transmettre lors de rapports sexuels, en raison du contact étroit avec les lésions génitales.
À Douala, les marchés animés (comme le Marché de Deïdo ou le Marché de Nkoulouloun) et les transports en commun (taxis, motos-taxis) sont des lieux où les risques de transmission peuvent être accrus. Il est donc essentiel d’adopter des mesures de prévention adaptées.
Comment se protéger du Mpox à Douala ?
Voici les mesures préventives recommandées par l’OMS et le Minsanté pour limiter la propagation du Mpox :
- Se laver fréquemment les mains : Utiliser de l’eau et du savon ou une solution hydroalcoolique, surtout après avoir touché des surfaces potentiellement contaminées (poignées de porte, argent, téléphones).
- Éviter les contacts physiques : Limiter les poignées de main, les embrassades et les rapports sexuels non protégés avec des partenaires multiples.
- Porter un masque dans les lieux publics : Notamment dans les transports en commun, les marchés ou les hôpitaux.
- Nettoyer et désinfecter les objets du quotidien : Vaisselle, vêtements, literie et surfaces fréquemment touchées.
- Éviter les contacts avec les animaux sauvages : Ne pas manipuler de rongeurs ou de primates, et éviter de consommer de la viande de brousse non cuite.
- Isoler les personnes malades : Toute personne présentant des symptômes de Mpox doit s’isoler immédiatement et consulter un médecin.
- Se faire vacciner : La vaccination est le moyen le plus efficace de se protéger, surtout pour les populations à risque.
Questions fréquentes sur la vaccination contre le Mpox à Douala
Le vaccin MVA-BN est-il sûr ?
Oui, le vaccin MVA-BN est considéré comme sûr par l’OMS et les autorités sanitaires camerounaises. Il a été utilisé dans plusieurs pays, notamment en Europe et en Amérique du Nord, lors des épidémies de 2022-2023. Les effets secondaires les plus courants sont bénins et incluent :
- Douleur au point d’injection.
- Fatigue passagère.
- Maux de tête ou douleurs musculaires.
- Fièvre légère.
Les réactions allergiques graves sont extrêmement rares. Le vaccin est contre-indiqué pour les personnes allergiques à l’un de ses composants (comme la gentamicine ou la ciprofloxacine).
Combien de temps dure la protection du vaccin ?
Les études montrent que le vaccin MVA-BN offre une protection optimale 2 semaines après la deuxième dose. La durée de la protection n’est pas encore connue avec précision, mais les données actuelles suggèrent qu’elle pourrait durer plusieurs années. Des rappels pourraient être recommandés en fonction de l’évolution de l’épidémie.
Puis-je me faire vacciner si je suis malade ?
Non. Il est recommandé de reporter la vaccination en cas de :
- Fièvre ou infection aiguë.
- Symptômes évocateurs de Mpox (éruptions cutanées, ganglions enflés).
- Maladie chronique non contrôlée (comme un diabète déséquilibré).
Dans ces cas, il est préférable de consulter un médecin avant de se faire vacciner.
La vaccination est-elle obligatoire à Douala ?
Non, la vaccination contre le Mpox n’est pas obligatoire au Cameroun. Cependant, elle est fortement recommandée pour les populations à risque, afin de limiter la propagation du virus et de protéger les personnes vulnérables. Les autorités sanitaires encouragent vivement les habitants de Douala à se faire vacciner, surtout dans les zones à forte densité démographique.
Où puis-je trouver des informations fiables sur le Mpox ?
Pour éviter les rumeurs et les fausses informations, il est essentiel de se référer aux sources officielles :
- Ministère de la Santé Publique du Cameroun (Minsanté) : www.minsante.cm
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : www.who.int
- SantéDouala.cm : www.santedouala.cm
- Numéro vert du Minsanté : 1510 (appel gratuit)
Conclusion : Agir ensemble pour stopper le Mpox à Douala
La campagne de vaccination contre le Mpox à Douala est une étape cruciale dans la lutte contre cette maladie. En se faisant vacciner, les populations à risque contribuent non seulement à se protéger elles-mêmes, mais aussi à protéger leurs proches et leur communauté. Douala, avec sa dynamique urbaine et ses défis sanitaires, a besoin de la mobilisation de tous pour enrayer la propagation du virus.
Rappelons que la vaccination est gratuite, volontaire et accessible dans les centres agréés. Pour les habitants des quartiers comme Akwa, Bonabéri, Logbaba ou Deïdo, il est facile de trouver un centre de vaccination à proximité. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé ou à appeler le numéro vert 1510.
Ensemble, faisons de Douala une ville plus sûre et en meilleure santé !
📌 Dossier Spécial Diaspora :
Cet article fait partie de notre guide complet pour la diaspora camerounaise. Découvrez aussi : Vacances à Douala 2026 : Le Guide Santé Ultime pour la Diaspora
Sources : Ministère de la Santé Publique du Cameroun (Minsanté), Organisation Mondiale de la Santé (OMS), SantéDouala.cm, données épidémiologiques 2025.


